Catégorie : VOLONTARIAT

  • Faire de l’éco volontariat en Nouvelle-Zélande ?

    Faire de l’éco volontariat en Nouvelle-Zélande ?

    Hello cher.e.s exploratrices et explorateurs, vous souhaitez faire du volontariat en Nouvelle-Zélande ? Dans la protection de la biodiversité ? Cela tombe bien, c’est très facile. Aujourd’hui je vous partage comment je suis devenu, le temps d’un été, soigneur animalier d’oiseaux endémiques et garde nature (les fameux Rangers), en partant de rien. J’ai aussi ajouté comment joindre des missions ponctuelles de plantations d’arbres natifs.

    Pour commencer et en rassurer certains. Je n’avais aucune expérience dans le milieu de l’environnement et mon anglais était loin d’être fameux. Il est donc possible de trouver des missions sans rien y connaitre et sans être bilingue. N’est-ce pas merveilleux ?

    I – Attention aux tours operators et aux associations frauduleuses.

    Bien souvent quand on veut faire du volontariat à l’étranger on cherche en ligne. On tombe alors souvent sur des associations ou des sociétés qui vous proposent des voyages clés en mains, missions, logement, nourriture, transport tout compris. Un doux rêve ? Non.

    Exemple typique : Vous voulez faire du bénévolat dans un refuge pour éléphant en Asie. On vous demande alors de payer divers frais (logement, repas, transports etc…). Cela semble légitime. Sauf que malheureusement, de plus en plus, il s’agit d’une arnaque incluant un traffic d’animaux. Les éléphants ont été arrachés à la vie sauvage et la structure n’est qu’une façade pour récupérer votre argent. Vous pensiez aider l’environnement ? Vous soutenez finalement ce que vous combattiez. Apparemment le même phénomène existe dans l’humanitaire où ils vont jusqu’à kidnapper des enfants…

    Par chance il ne semble pas y avoir de cela en Nouvelle-Zélande… Ouf ! Attention le volontariat n’est cependant pas gratuit, en général vous devez gérer votre propre logement et nourriture. Mais ne vaut-il pas mieux venir vous immerger dans le pays plutôt que laisser un tour tout organiser ? Rassurez vous, trouver du volontariat par ses propres moyens est assez simple ici. L’environnement a grand besoin de bénévoles, un e-mail devrait suffire pour vous lancer dans l’aventure.

    II – Soigneur animalier en centre de réhabilitation

    Un soigneur animalier est quelqu’un qui s’occupe des besoins quotidiens des animaux. Une grande partie de son temps est consacré au nettoyage des cages et à la préparation de nourriture. Si vous pensez venir pour vous amuser avec les animaux vous allez être déçus, on passe le plus clair du temps à nettoyer du caca et à suivre des protocoles stricts pour que les animaux restent au calme et ne s’habituent pas à l’homme. Le soigneur animalier peut aussi être amené à assister le vétérinaire ou à prodiguer les petits soins : examens, bandages, injections, sonde de nourrissage, exercices physiques, pesées, suivi comportemental des animaux etc.

    Il existe de nombreux centre de réhabilitation en Nouvelle Zélande. Allant du petit centre sans volontaire au gigantesque WildBase hospital avec des équipes salariées. Les missions que vous ferez peuvent être amenées à changer en fonction du centre. Par exemple, au WildBase, les volontaires ne participent pas aux soins. Vous trouverez la plupart des centres de rehabilitations ici, sur le site du Réseau des centres de réhabilitation de la faune sauvage de Nouvelle Zélande mais vous en trouverez d’autres en tapant dans votre barre de recherche « Ville cible + Bird Rescue ». Si cela vous intéresse je vous invite à lire l’article complet sur mon volontariat pour le Native Bird Rescue of Waiheke

    Pour devenir soigneur animalier rapidement et ne pas faire que du nettoyage, je vous donne les quelques pistes qui ont marché pour moi :

    apprenez vos oiseaux néo-zélandais : si vous ne savez pas de quoi la personne parle quand elle vous dit d’aller nourrir le Kererū cela complique les choses. Il y a de nombreuses ressources en ligne mais voici un de mes articles qui vous présente les oiseaux les plus courant : 15 oiseaux de Nouvelle-Zélande faciles à observer
    donnez du temps : la formation est longue, et ils ne prendront pas le temps d’apprendre les procédures à des gens qui ne sont que de passage. Même pour juste nettoyer les enclos. Dans le centre dans lequel je suis, on parle de 3 mois d’engagement en général, essayez au moins d’avoir deux matinées par semaine de libre. Personnellement j’y suis 5 matins par semaine, depuis 5 mois.
    apprenez les premiers soins : quoi de mieux que de déjà connaître le fonctionnement de la réhabilitation et les premiers gestes de secours. Il s’agit d’une formation proposée en ligne par Learn Bird Care. Ils font aussi des workshops pour la pratique.
    devenez membre du WReNNZ : Le WReNNZ est le réseau des centres de réhabilitations de la faune sauvage de Nouvelle-Zélande. Vous aurez accès à tout un tas de ressources et cela sera un gage de votre sérieux et votre soutien : WReNNZ

    III – Garde nature dans les parcs, ranger.

    La Nouvelle-Zélande est un pays qui possède de très nombreux parcs. Les missions de gardes sont très variées et peuvent être très spécialisées. Il existe des gardes qui s’occupent d’animaux de la ferme (farm ranger), ceux qui accueillent les gens dans les huts (hut ranger), ceux qui s’occupent des gens dans les campings (recreational ranger), ceux qui s’occupent de votre sécurité en randonnées (track ranger), ceux qui s’occupent des mauvaises herbes (weed ranger) et bien d’autres encore mais celui qui m’intéressait le plus c’était celui qui s’occupait de la protection de la biodiversité : le conservation ranger.

    Dans les parcs régionaux, qui dépendent des councils, il y a de nombreuses missions différentes au sein d’un même parc et vous pouvez toucher à tout ou choisir ce que vous souhaitez faire. Selon mon expérience, les parcs régionaux sont plus accessibles, plus nombreux (une vingtaine rien qu’à Auckland) et vous donnent une vision d’ensemble du métier. Dans les parcs nationaux ou les îles sanctuaires, dépendant du Department of Conservation, les missions sont en général, bien plus ciblées et c’est plus compliquer pour être sélectionné. Une autre alternative c’est de demander aux sanctuaires sur les îles principales, ils sont toujours en recherche de volontaire. Par exemple vous avez Zealandia à Wellington, Pukaha sur le mont Bruce, le Brook Sanctuary à Nelson et bien d’autres.

    Le conservation ranger est celui qui s’occupe de la protection de la biodiversité, cela inclue la faune et la flore. Beaucoup de travail concerne la régulation. Si vous ne connaissez pas encore cette problématique néo-zélandaise je vous conseille la lecture de cet article. Faut-il contrôler la biodiversité en Nouvelle-Zélande ? Mais vous avez aussi des missions d’études des populations, de mise en place de protections, de surveillances de site protégés, de plantations etc …

    Pour faire du volontariat en tant que garde nature vous avez :
    – le site du Department of Conservation, qui propose des missions diverses et variées, attention certaines sont très prisées et il y a de longues listes d’attente comme celle que j’ai fais sur Tiritiri Matangi Island. Les candidatures se font en ligne.
    – les sites des councils, comme celui d’Auckland ou de Christchurch par exemple. Pour ma part, j’ai directement été voir le ranger du parc régional à côté de chez moi pour lui dire que je voulais faire du volontariat et j’ai commencé le lendemain. C’est très efficace pour les missions qui ne dépendent pas du DoC.

    Pour améliorer vos chances de réussite pour les missions du DoC ou même apprendre les problématiques de protection de l’environnement en Nouvelle-Zélande je vous conseille vivement les diverses formations gratuites du DOC et particulièrement celle sur la biosécurité et l’écologie animale. Enfin, certaines des plus belles missions, ne sont accessible qu’aux gens avec une très grande forme physique, pouvant marcher des heures avec 20kg sur le dos hors des sentiers battus sur terrain difficile par exemple. Si vous souhaitez vous remettre au sport c’est le bon moment.

    Le petit conseil qui vaut de l’or : l’été (de novembre à février), les councils cherchent des gardes saisonniers (student rangers) pour épauler leurs équipes. Il y a beaucoup de demandes et peu d’élus mais c’est un merveilleux moyen de découvrir le metier. 3 mois de contrat, logés, formés et payé. Pour en savoir plus rendez vous sur l’espace carrière des councils : Council d’Auckland

    IV – Éco-volontariat : planter des arbres natifs.

    Une grande partie de la protection de l’écosystème en Nouvelle-Zélande consiste à faire renaître les forêts natives. En effet les premiers colons ont brûlés et rasés un très grande partie des forêts. On trouve donc de nombreuses missions de plantations. Elles sont nombreuses, courtes et partout en Nouvelle-Zélande. C’est donc très simple de joindre une mission sur un de vos jours off par exemple.

    Vous pouvez vous renseigner auprès des membres de votre communauté locale ou sur les sites des councils. Il existe aussi l’organisation Conservation Volunteers New-Zealand qui organise de nombreuses missions de plantage. Ils sont sur Auckland, Christchurch et Wellington. Vous pouvez trouver toutes les informations ici : Conservation Volunteers New-Zealand

    Une autre façon de trouver des missions de plantations est de trouver une pépinière d’arbres natifs. Là encore il y en a de nombreuses autour de la Nouvelle-Zélande. Si ils n’organisent pas de journées de plantations, ils seront souvent en contact avec des organisations qui le font. Pour les trouver, vous pouvez chercher sur internet : Native Nursery + la ville où vous êtes.

    Sur Christchurch, je fais du volontariat avec la pépinière Trees for Canterbury. Ils organisent des journées de plantations mais vous pouvez aussi participer à la vie de la pépinière. Vous y apprendrez à planter et prendre soins des jeunes pousses. Idéal pour vous immerger dans la flore native de Nouvelle-Zélande.

    Conclusion

    Vous savez maintenant comment j’ai fais pour me lancer dans le volontariat. Mais ce ne sont pas les seules solutions. Il y a de nombreuses facettes à la protection de l’environnement et je n’en suis qu’au début de mon voyage. Je compte sur vous pour me partager vos expériences afin de faire vivre cet article tous ensemble. Bon voyage à toutes et à tous !

  • Tiritiri Matangi Island – Heritage & Visitors Ranger

    Tiritiri Matangi Island – Heritage & Visitors Ranger

    Kia Ora les explorateurs. Dans cet article je vous parle de Tiritiri Matangi, de la chance improbable d’y avoir fais une semaine de volontariat pour le DoC ainsi des conseils indispensables si vous souhaitez visiter. C’est une île qui regorge d’espèces d’oiseaux très rares. Vous pourrez passer du temps en tête à tête avec des kiwis ou des Tuataras, ces reptiles datant des dinosaures. Un émerveillement pour les yeux et les oreilles. Ne manquez pas la petite vidéo à la fin de l’article et mettez le son. Île très prisée, je vous raconte tout ce qu’il faut savoir pour profitez au maximum du voyage !

    Tiritiri Matangi Island

    Parlons un peu de l’île et de ce qu’on y trouve. Tiritiri c’est une île sanctuaire avec des plages paradisiaques et un bush fourmillant de vie. Des paysages à couper le souffle et des animaux rare en liberté partout. C’est un sanctuaire ouvert au public, située dans le golf Hauraki à seulement un ferry d’Auckland.

    Hobbs beach, juste à côté de la jetée où arrive le ferry

    L’île est un lieu sans prédateurs, où de nombreux programmes de reforestation et de réintroduction d’espèces ont eu lieu. Il y a quelques dizaines d’années c’était vide. J’y ai vu énormément d’espèces que je ne connaissais pas ou que je n’avais jamais vu encore, et pourtant je viens de Waiheke qui est un endroit très privilégiée pour les oiseaux natifs. Autant dire que si vous n’avez passé votre temps que sur le Mainland jusqu’à maintenant, vous allez prendre une claque.

    Nz Robin, probablement le premier oiseaux qui viendra vous saluer à votre arrivée sur l’île


    Pour les ornithos, les oiseaux que j’ai pu observer :
    Espèces rares : little spotted kiwi, Takahe, Kōkako, Hihi, Tieke, Pateke, Kākāriki, Blue pinguin…
    Espèces plus courantes mais que je n’avais jamais observé : Rifleman, Ruru, NZ Robin, Bellbird, White head, Brown Quail …
    Espèces plus communes mais que vous ne verrez pas en ville : Kereru, Silver-eye, kingfisher, Tūī, grey warbler, fantail, Eastern Rosella, pukeko…
    Oiseaux marins : white fronted tern, little shag, pied shag …

    Il y a aussi pas mal d’espèces d’oiseaux introduits et des espèces que je n’ai pas eu la chance d’apercevoir comme le fern bird ou le Puweto. Vous trouverez plus d’explications sur le site des supporters de Tiritiri Matangi

    J’ai aussi pu voir des insectes, comme le gigantesque Weta, des poissons comme le Giant Kokopu, des reptiles, dont le sphénodon ce fameux fossile vivant, ou le gecko duvaucel.

    Je suis sur que j’en oubli mais vous aurez compris, il y a de quoi se faire un vrai petit safari. Un bonheur si vous aimez observer les oiseaux. Pour couronner le tout, les oiseaux sont peu peureux puisqu’ils sont habitués à l’homme et n’ont pas de prédateurs sur l’île. J’ai pu passer un tête à tête à 2m, pendant 20 minutes avec un Little Spotted Kiwi !

    Faire du volontariat : Heritage & Visitors DOC Ranger

    Pour faire du volontariat sur Tiritiri Matangi il vous faut vous inscrire sur le site du Department of Conservation. Attention c’est très prisé, il peut y avoir des mois de listes d’attente. J’ai appris à mes dépends qu’il n’y a aucune chance d’y faire du volontariat en débarquant à l’improviste comme je l’avais fais jusque là. Vous pouvez aussi essayer de contacter les Supporters of Tiritiri Matangi mais ça a été infructeux pour ma part.

    J’ai donc décidé de m’y rendre en tant que visiteur, par chance une place dans la bunkhouse était libre en fin de semaine. J’y ai rencontré les ranger, parlant un peu de mon volontariat et les questionnant sur ce qu’étaient leurs missions sur l’île. Les différentes missions d’un ranger sur Tiritiri Matangi sont surtout axées autour de la maintenance de l’île, l’accueil des voyageurs, le nettoyage des commodités etc … Ils s’occupent aussi des Takahe et des Hihi (en hiver seulement). Tous les autres travaux de conservation et de gestion de la biodiversité sont fait par des associations ou des groupes de recherches qui travaillent sur certaines espèces présentes sur l’île.

    La Bunkhouse, où séjournent volontaires, chercheurs et touristes



    J’ai passé deux jours sur l’île, j’en ai pris plein les yeux. Je me demandais déjà quand revenir visiter quand l’improbable s’est produit. Juste avant de prendre le ferry du retour, les rangers sont venu me voir pour m’annoncer qu’il y avait un désistement chez les volontaires ! Ils m’ont demandé si je voulais revenir deux jours après pour venir toute une semaine ! J’étais fou d’excitation. Ils prennent en charge le trajet et l’hébergement donc juste le temps de revenir sur terre faire mes courses et c’était parti.

    Mes différentes missions sur l’île furent :

    • Nettoyer et remplir les abreuvoirs pour les oiseaux (tous les jours)
    • Nettoyer le centre d’accueil des visiteurs (1 fois par semaine)
    • Ramasser le bois des plages pour éviter que les gens fassent des feux (3 fois)
    • Nettoyer les rigoles pour drainer l’évacuation de l’eau de pluie (3 fois)
    • Assister le nourrissage des takahe (1 fois)
    • Assister le nourrissage des Hihi (1 fois)


       Les missions sont donc plus tournées autour de la maintenance du site. Les Heritage & Visitors ranger sont ici pour être sur que le site garde son prestige et que les visiteurs puissent en profiter. Bien qu’un peu éloigner de la conservation l’expérience fut géniale et j’y retournerai si je peux. Pourquoi ?

    Parce que l’île est effectivement magique. On fini la journée quand les visiteurs partent vers 15h30, laissant plein de temps pour savourer l’île, et ce, quasiment seul ! Les oiseaux sont partout, encore plus présent quand l’île se vide des touristes. Le chant de l’île est superbe avec des dizaines d’espèces qui cohabitent et sans aucun bruit d’activité humaine aux alentours.

    Ma première rencontre avec un Ruru, à l’aube. M A G I Q U E


    Et puis, les gens qui travaillent là bas sont géniaux. Des profils très différents qui se dédient tous à la protection de l’île et de ses habitants. Pour vous dire, j’ai rencontré un Hihi officer qui s’occupe de nourrir et surveiller une espèce en voie d’extinction sur l’île. Des gens qui comptent les Kokako, d’autres qui surveillent les population de Petrel … Oui difficile de faire plus inspirant. Les rangers sont géniales et t’amènent sauter du ponton pour aller te baigner en fin d’après midi. Les chercheurs et les volontaires dévouent tout leur temps à faire de ce sanctuaire un endroit où la nature se sent bien. En plus, ils adorent partager leur savoir. Que ça soit les rangers, les chercheurs, ou les autres volontaires, tous m’ont énormément apportés. L’île m’a manqué au moment même où j’ai posé le pied dans le ferry. 

    Astuces si vous souhaitez visiter l’île.

    Moi qui n’avait rien organisé et qui me suis pointé un lundi dans la marina j’avais l’air un peu bête de découvrir qu’il n’y avait pas de ferry ce jour là … Il y a quelques petites subtilités et des petites astuces à savoir si vous souhaitez visiter l’île. Il y a beaucoup d’infos mais cela vaut vraiment le coup que vous lisiez. J’ai essayé de dégrossir tout ça pour vous :

    • Ferry depuis Auckland ou Whangaparaoa. Réservation obligatoire sur le site d’Explore Group
    • Parking gratuit et freecamp dans la marina à Whangaparaoa.
    • Environ 95$ l’aller-retour. Même prix depuis Auckland ou Whangaparaoa
    • Pas de trajets le lundi et le mardi.
    • Un seul aller-retour par jour. C’est donc facilement plein en été.
    • Début de la visite de l’île vers 11h, début d’embarquement pour le retour vers 15h30.
    • Vous pouvez rester une ou plusieurs nuits.
    • La nuit se passe dans une bunkhouse du DOC. Environ 40$ / nuit.
    • Camping interdit (environ 500$ le taxi boat pour vous ramener sur le mainland si vous ratez le ferry)
    • Très peu de places dans la bunkhouse, les lits sont parfois réserver des mois avant. Réservation impérative, surtout en été et si vous êtes plusieurs.
    • Si vous restez sur l’île il faut appeler ExploreGroup pour qu’ils décalent votre retour.
    • Il faut prendre votre nourriture, votre eau et ramener vos déchets. Et passer une vérification bio-sécurité.
    • Vous pouvez réserver une marche guidée, environ 10$.
    • Sur l’île, à l’arrivée, on vous proposera deux marches guidées différentes. Kawarau track : plus longue et plus difficile mais vous y verrez plus de beaux paysages, elle commence par la plage pour ensuite s’enfoncer dans un vieux bushs aux très grands arbres. Wattle track, plus courte et facile, vous y verrez plus d’oiseaux car il y a des drinks stations sur le parcours.
    • L’après midi vous aurez le temps de faire l’autre parcours, non guidé.Vous avez le temps de faire toute la boucle sur une journée
    • Il y a une boutique sur l’île, la moitié de ce que vous y achetez part directement en dons pour les Supporters of Tiritiri Matangi. Ce sont majoritairement eux qui s’occupent de la conservation sur l’île. Ils font un boulot énorme. Seul vos dons ou vos achats les aident à continuer.

    Oulà ça fait pas mal de chose à prendre en compte. Du coup, pour faire simple, je vous conseille vraiment de vous y prendre à l’avance, de prendre une marche guidée, acheter un petit souvenir et surtout de prendre au moins une nuit. Cela change complètement l’expérience. Vous faites bien plus que juste « reserver une autre journée ». Voici pourquoi :

    • Vous avez l’île pour vous quasiment seul entre 16h et 11h le lendemain.
    • Plus le reste de la journée normale de 11h à 15h avec les autres touristes.
    • Pour 30NZ$ vous allez donc rajouter 33 heures de visite (moins 2/3 heures pour dormir, pas besoin de plus voyons, il y a des Kiwis à aller découvrir)
    • Les oiseaux seront plus facilement observables. Moins de gens donc moins de dérangement, les oiseaux se cachent moins.
    • Les oiseaux sont plus actifs le matin et en fin d’après midi en général.
    • Vous pourrez assister au chant de l’aube. Tous les oiseaux qui se mettent à chanter au lever du soleil c’est magnifique, surtout quand il y a des bellbird et des kokako dans le coin. Vous n’entendrez pas ça sur le mainland.
    • Vous pourrez aller rencontrer les kiwis la nuit tombée ! J’en ai rencontré plusieurs et même passé une demie heure avec l’un d’entre eux à 2m de moi. C’est quasiment impossible de les rater. Peut être la meilleure chance de voir des kiwi sauvages en liberté.
    • La nuit vous pourrez aussi aller observer le Sphénodon. Ce reptile unique au monde. Personnellement c’était un de mes rêve d’enfant.

    Le fameux sphénodon, un reptile unique, qui n’a quasiment pas évolué depuis l’ère des dinosaures.

    Mon ultime conseil. Le combo ULTIME. C’est de réserver 3 nuits du dimanche au mercredi. Pourquoi ? Pas de touristes qui arrivent par ferry le lundi et le mardi. Résultat : une île sanctuaire rien que pour vous. Vous serez quasiment seul sur une île remplie d’oiseaux et de nature ! Vous pourrez explorer toute l’île et même revoir vos endroits préférés. Comment dire … le rêve.

    En conclusion

    Tiritiri Matangi c’était du bonheur à l’état pur. Le bonheur de marcher seul sur une île magnifique au petit matin ou au soleil couchant. Passer du temps avec une famille de Takahe. Entendre le chant des Kokakos et des Bellbirds qui se lèvent. Admirer les splendides couchers de soleil sur le golfe. Se baigner dans une eau turquoise. Se balader la nuit en compagnie des kiwis et des sphenodons, au chant des Ruru. Une semaine quasiment coupée du monde, en étant plongé dans une nature luxuriante. C’était juste … magique.

    Si vous me croyez toujours pas, voici une petite vidéo réalisée lors de mes quelques jours sur l’île :

  • Whakanewha – Conservation Ranger

    Whakanewha – Conservation Ranger

    Kia Ora chers explorateurs ! En parallèle de mon volontariat pour le Native Bird Rescue j’ai voulu en apprendre plus sur la conservation en Nouvelle-Zélande. Après tout, c’est pour ça que je suis ici. Devenir Conservation Ranger volontaire, ça consiste en quoi au fait ?

    Commencer ce volontariat a été plutôt simple, je me suis rendu dans le parc régional à côté de chez moi et je suis tombé sur un des ranger du parc. En discutant j’ai annoncé que je cherchais du volontariat et dès le lendemain, après une petite induction, j’ai été embarqué pour une petite mission dans le bush. Vous trouverez des détails concrets dans : comment trouver de l’éco volontariat en Nouvelle-Zélande.

    Comme j’étais très disponible j’ai pu revenir presque tous les jours. Les missions des Rangers sont très variées. Ils doivent s’occuper du camping (réservation, commodités…), des animaux et plantes nuisibles (surveillance, piégeage, désherbages …), de la forêt (élevage et plantage d’arbres, entretien des sentiers), des animaux protégés (surveillance et protection) et bien sur des gens qui parcourent le parc (prévention, guide …).

    Les rangers de parc font en général un peu de tout mais les conservations ranger eux, s’occuperont particulièrement de la bio sécurité et biodiversité dans le parc. Par chance Whakanewha est un parc avec un conservation ranger et j’ai pu la suivre sur ses missions de surveillance et de protection de la faune sauvage native. Et particulièrement ses missions autour d’une espèce menacée : la New Zealand Dotterel.

    Protection de la faune native.

    Pour ceux qui ne le savent pas, la Nouvelle-Zélande prend très au sérieux la protection de ses espèces natives. J’en parle ici : Faut-il contrôler la biodiversité en Nouvelle-Zélande ?

    Les parcs sont des endroits privilégiés pour la biodiversité, avec une faible présence de l’homme et un habitat protégé ce sont des lieux primordiaux pour la protection de la faune et de la flore. Les rangers ont donc un énorme travail de contrôle des prédateurs à effectuer.

    La première partie lorsqu’on veut protéger une aire et tout d’abord d’apprendre quels prédateurs sont présents, en quels nombres et où. Cela permet de mettre en place une stratégie.

    C’est à ça que servent les « tracking tunnels » ou tunnels de suivi. On dispose des cartes recouvertes avec de l’encre et un appât au milieu dans des tunnels. Après une journée on relève les cartes pour voir quels animaux ont laissé des traces.

    Une carte recouverte de trace de souris et de Wētā (un insecte Neo-Zélandais)

    Par chance il n’y a pas de Possum sur Waiheke. Mais on trouve des hérissons, des belettes, et des rats qui sont tous friands d’oiseaux, d’oeufs, de lézards et bien d’autres espèces natives.

    Après avoir identifier les prédateurs on pose des pièges. À Whakanewha il y en a a peu près 800. Et certains vont vous choquer.

    Le premier pièges est un piège à rat et souris « bait stations ». On y dépose un appât empoisonné que l’on change tous les 3 mois. On alterne le type de poison pour éviter que les populations développe une resistance.

    Bait station

    Le deuxième piège le plus courant est celui qui cible les belettes et les hérissons. Le DOC 200. On place un appât et l’animal déclenche une tapette à souris version surboostée quand il passe dessus. Ils demandent plus de maintenance. On change l’appât, qui est un bout de viande fraiche, régulièrement. Ils sont donc en général moins nombreux, placés autour des zones sensibles et souvent plus facile d’accès. Vous les rencontrez probablement lors de vos randonnées, en bord de chemin.

    DOC 200

    Le troisième type de piège visent les chats. Oui les chats sont un énorme problème en Nouvelle-Zélande. La plupart des oiseaux natifs sont sans défense faces à eux. Beaucoup d’oiseaux néo-zélandais volent mal, nichent à même le sol et compte uniquement sur leur camouflage, ce qui n’est pas très effectifs contre des mammifères à l’odorat sur développé.

    Cat Live trap

    Whakanewha étant un parc proche d’habitations les pièges à chat ne tuent pas. J’avais donc pour mission de vérifier les pièges chaque jour. Les pièges étant réparti un peu partout dans le parc j’ai été formé à l’utilisation d’un « side by side », ou LUV pour Light Utility Vehicule. Je l’utilisais chaque matin aux premières heures pour parcourir le parc. Quand on attrape un chat, il est amené chez le vétérinaire qui cherchera le propriétaire. Les chats non pucés finiront euthanasié.

    Side by Side dans l’atelier

    Une solution complémentaire pour protéger les zones très sensible est d’installer une barrière. Étant en général très cher à installer et à maintenir il n’y en a pas partout. À Whakanewha les rangers en ont installé une juste sur un bout de plage où les oiseaux nichent. Simple mais très efficace, il faut cependant inspecté la barrière régulièrement au cas où une brèche apparaitrait.

    La barrière protège des prédateurs mais elle protège aussi des humains. Ces oiseaux nichent à même le sol et un humain aura vite fait de faire fuir les parents ou d’écraser un oeuf. Les oiseaux et les nids sont très mimétiques, si bien que la plupart des gens passeront à côté sans s’en apercevoir. La barrière n’est cependant pas suffisante et certaines personnes décident de passer outre, c’est pour cela que les rangers doivent aussi patrouiller. C’est assez fou le nombre de gens qui ne respectent pas les zones sensibles.

    En plus de ne pas respecter les zones sensibles, certains le font en promenant leur chien … Les chiens feront fuir les futurs parents de leur nid, et ils tueront un oiseau si ils arrivent à en attraper. Une étude a montré qu’une Dotterel fuira le nid lorsqu’un chien tenu en laisse est présent sur la plage à une distance 3 fois supérieure à celle nécessaire pour que l’oiseau s’envole lorsque l’humain est seul. Donc même si votre chien est en laisse ou qu’il a jamais attaqué un oiseau, il sera toujours un danger pour la survie de cette espèce menacée. Les chiens sauvages sont inexistant en NZ mais il est courant que certains échappent à leur propriétaire. Lors d’une après midi, nous avons été appelé en urgence car deux chiens avaient été aperçu sur la plage. On est tout de suite parti patrouiller et après 1h de course poursuite nous les avons finalement attrapés. Bien que mignons et dociles, ils avaient déjà fait des dégâts. Un nid fut abandonné (les parents ne sont jamais revenu couver) et un oiseau n’a jamais été retrouvé, probablement mangé.

    Les deux frères après leur méfaits, attendant la fourrière à l’arrière du PickUp.

    La New Zealand Dotterel étant menacée elle fait aussi l’objet d’un suivi de population. J’ai passé de nombreuses heures à vadrouiller cette plage pour compter les oiseaux, voir les couples qui se forment, où ils nichent et faire un suivi du nombre d’oeuf et des poussins. J’en ai profité pour aussi suivre d’autres espèces qui nichaient sur la même plage comme les Oystercatcher ou les Stilts.

    Un carnet, des jumelles, une longue vue et un appareil photo pour les souvenirs.

    C’était magnifique de surveiller cette plage et d’apprendre à connaître les différents couples, les différentes espèces, voir les premiers oeufs arriver, les premiers poussins parcourir la plage … Le moment le plus émouvant est certainement de les voir prendre leur premier envol après les avoir vu tout petit.

    Protection de la flore native.

    Une autre partie du job de conservation ranger est de s’occuper de la forêt et des plantes. En effet, les plantes exotiques posent aussi un soucis à la faune et flore locale. Les rangers ont alors deux missions principales, éradiquer les plantes indésirables et planter des espèces natives pour les remplacer.

    Un des boulot que je ne m’attendais pas à apprécier autant fut de travailler dans la pépinière du parc. Partir dans le bush collecter les graines, mettre les mains dans la terre, s’occuper de jeunes pousses si fragiles, qui deviendront un jour des arbres de cette forêt fut cathartique. Moi qui a toujours vécu en ville cela m’a boulversé. S’occuper d’un être vivant qui n’atteindra sa maturité que dans quelques centaines d’années est très spécial.

    La pépinière de Whakanewha

    Quand les plantes sont assez grandes pour être plantées, les rangers organisent en général des journées impliquant la communauté locale pour se regrouper et planter des centaines de bébés arbres.

    Nouvelle plantation.

    Pour le désherbage, la plus grande partie est sous traitée. C’est en effet très chronophage de parcourir une forêt entière pour la désherber. Quand je dis désherber il s’agit bien souvent de plantes qui ne sont pas de l’herbe. Il y a de tout, des arbres, des arbustes et des plantes grimpantes en tout genre. Elles prolifèrent grâce au climat de la Nouvelle-Zélande et finissent par prendre le dessus sur les plantes natives qui sont beaucoup plus lentes à grandir et moins compétitives sur les ressources.

    Durant cet été, les rangers ont eu aussi pour mission d’arroser la forêt à cause d’une sécheresse sur l’île. Les arbres les plus sensibles (jeunes) avaient besoin de cette attention pour ne pas dépérir.

    En plus de toutes ces missions autour de la protection de l’environnement, le ranger doit s’occuper de la maintenance du parc en général.

    Vous l’aurez compris, il y a énormément de travail. Si bien que vous serez toujours le bienvenu si vous souhaiter aider les rangers. Il y a des parcs régionaux partout autour des grandes villes, foncez !

    A propos de Whakanewha

    Une petite parenthèse pour vous parler de ce parc. Whakanewha est un des 28 Regional Park d’Auckland City Council. Il est situé sur l’île de Waiheke. Comparé à d’autres parc régionaux il possède beaucoup de surface boisé et une très grande biodiversité. On voit facilement énormément d’espèces natives alors qu’ils sont en général rares à voir sur le Mainland. Je recommande vivement d’y passer quelques nuit et de vous immerger dans la forêt, ou pic-niquer en bord de plage au coucher du soleil et à observer tous ces oiseaux qui vivent sur la plage et qu’on ne remarque pas au premier regard.

    En conclusion

    Pour faire simple, j’ai adoré ce volontariat. L’endroit est magnifique, les missions de conservation ranger sont tellement variés qu’on ne s’ennuie pas. J’y ai appris énormément de choses et j’y ai rencontré des gens formidables et très inspirants. En combinaison avec mon volontariat au Native Bird Rescue, cette saison sur Waiheke a été une expérience inoubliable. Ce volontariat m’a motivé plus que jamais à devenir Kaitiaki, un gardien, un ranger, un jour.

    J’ai passé un été magique et je recommande cette expérience à n’importe qui a envie de s’immerger dans la protection de la vie sauvage. Je vous laisse avec une petite vue depuis le camping. Un soir d’été sous les étoiles.

    Whakanewha campground view

  • Native Bird Rescue – Soigneur animalier

    Native Bird Rescue – Soigneur animalier

    Kia Ora les explorateurs ! Pendant 8 mois j’ai eu la chance de devenir bénévole en tant que soigneur animalier au Native Bird Rescue de Waiheke. Il est temps de vous en parlez un peu plus en détail. Comment faire pour devenir soigneur bénévole ? En quoi ça consiste ? Les sauvetages, les soins, la réhabilitation, késako ? Faire partie d’un centre de secours n’est pas de tout repos mais ça a été la plus belle de mes expériences ! Voici une petite vidéo pour vous mettre l’eau à la bouche et ensuite je vous raconte tout.

    Comment commencer ?

    C’est génial non ? Mais tout d’abord, en ayant aucune connaissance ou experience, comment peut on devenir volontaire soigneur animalier ? Dans le cas du Native Bird Rescue, cela s’est fait juste grâce à l’échange d’un e-mail. Deux jours après mon arrivée j’ai rencontré Karen, la créatrice du centre. Elle travaille tous les jours, du petit matin jusqu’au soir, sans prendre de vacances. Les oiseaux demandent une attention constante. Entre les sauvetages, les nourrissages, le nettoyage et les soins il y a trop à faire. Les centres de sauvetages ont grand besoin de volontaires. Vous trouverez tous les détails pour faire du volontariat dans mon article comment devenir écovolontaire en Nouvelle Zélande. Vous y trouverez une liste des centres repartis un peu partout en NZ, des liens vers des formations et comment augmenter vos chances pour être accepté.

    La réhabilitation :

    La réhabilitation englobe toutes les étapes nécessaires pour rendre un oiseau à la vie sauvage. La plus grosse partie des missions de volontaires seront centrées autour du nettoyage des cages et de la preparation de nourriture. Tout cela doit être fait le plus rapidement et discrètement possible pour que l’oiseau ne stresse pas et ne s’habitue pas aux humains.

    Si vous êtes motivés et que vous êtes prêt à vous engager dans le temps vous pourrez être formé pour aider aux soins. Les premiers pas seront d’apprendre à tenir un oiseau correctement. Trop serré ils étouffent, pas assez serré ils s’échappent et se blessent. Par la suite j’ai appris à intuber un oiseau, technique qu’on utilise pour l’administration de fluides et de nourritures. Administrer des fluides est souvent la première chose à faire quand on reçoit oiseau blessé (immobile et blessé dans la nature, il sera très vite déshydraté). J’ai eu la chance de pouvoir faire un atelier avec LearnBird Care où j’ai aussi appris à osculter un oiseau à la recherche de fractures ou de plaies, à faire des injections sous cutanée pour les cas d’extrême déshydratation, à faire un bandage ou encore à nettoyer des plaies. Ils s’agit de pouvoir administrer les premiers soins. Un vétérinaire est nécessaire pour une oscultation approfondie et pour les soins spécifiques.

    Une fois que l’oiseau est soigné il faudra s’assurer qu’il peut retourner à la vie sauvage. Il sortira de l’unité de soin intensif où il est gardé en cage pour être placé dans une volière. Ici on surveillera si il est capable de manger, de voler et de garder l’étanchéité de son plumage par lui même.

    On a pas besoin d’apprendre un oiseau à voler mais par contre c’est nécessaire de lui faire faire de l’exercice, un oiseau qui est resté en soin trop longtemps peut avoir perdu pas mal de masse musculaire. Pour certains c’est facile, il suffit de marcher dans la volière et ils s’enfuiront dans l’autre sens. Pour d’autres, il faudra les faire venir sur votre main puis les soulever en l’air pour déclencher l’envol. Ils sont souvent un peu paresseux donc il faudra répéter cela de nombreuse fois. Pour l’étanchéité on les arrose et surveille qu’ils ne restent pas mouillés.

    Les sauvetages :

    Le Native Bird Rescue est un centre un peu particulier car il s’occupe aussi des sauvetages. La plupart des centres ne s’occupent que d’oiseaux qu’on leur amène. Au NBR lorsqu’un oiseau blessé est repéré, Karen reçoit un appel et saute dans sa voiture avec des serviettes, des bacs et ses épuisettes pour pour attraper et transporter l’oiseau dans les meilleures conditions possible. Par exemple un cormoran peut mourrir très facilement de stress, il est donc important que la capture et le transport soient sans accrocs.

    J’ai d’abord commencé par assister Karen car c’est souvent plus simple d’attraper un oiseau quand on est plusieurs pour l’encercler. Puis j’ai commencé à être envoyé en solo. Je me souviendrai toujours de mon premier sauvetage solo, une Pétrel de Pycroft qui s’était posé sur un blacon, attirée par les lumières de la baie vitrée pendant la nuit et qui n’a pas pu repartir. Parmi mes souvenirs les plus marquant je me rappelle aussi de ma “course poursuite” en bateau pour attraper un Pied Shag au milieu d’une baie qui n’arrêtaient pas de s’envoler pour aller se poser plus loin dès que j’approchais. Ce même jour j’ai aussi secouru un jeune Northern Spotted Shag, Spotty, qui était mourant au milieu d’un camping après avoir été attaqué par un chien. Il ne reste que 800 Northern Spotted Shag dans le monde, c’était très spécial de suivre sa réhabilitation de son sauvetage jusqu’à être escorté par les rangers du Department of Conservation en bateau pour le ramener dans sa colonie qui avait bougé dans le Coromandel.

    La surveillance :

    La surveillance est une mission annexe du Native Bird Rescue et quand on a un peu de temps après les soins du matin on surveille des New Zealands Dotterel.

    Si vous voulez voir quelques photos et apprendre un peu plus sur cet oiseau rare et méconnu je vous invite à lire mon article : Pluvier roux, Charadrius obscurus. En plus il a un cousin français qui subit les même problèmes.

    C’est un oiseau menacé qui a besoin de protection pour élever ces petits. J’ai passé pas mal de mes après midi avec ma longue vue à observer des familles de dotterel dans l’espoir de repérer leur nid. Ces oiseaux ayant été chassé des plages par l’activité de l’homme on les retrouve maintenant parfois au milieu de terrain de golf, de parc ou même de cours de récréation. Et ils sont donc sous la nouvelle menace de tondeuses, voitures, chiens, ou juste des gens de passages qui ne verront pas leur nid camouflé. Une fois le nid trouvé, on place une cage pour protéger des gros prédateurs (chien, chat …) et un enclos pour que les gens laissent les oiseaux tranquilles.

    Malheureusement ça ne marche pas toujours … On a perdu tous les nids que l’on surveillait cette année du à la prédation du hérisson. Le hérisson est friant de ces oeufs qui ne sont pas protégé. J’ai aussi fais de la surveillance de Dotterel à Whakanewha lors de mon volontariat en tant que Conservation Ranger, qui ont elles eu plus de succès grâce à une meilleure protection.

    L’année prochaine le Native Bird Rescue est aussi censé déployé des boîtes à manchot pour surveiller et aider les little blue penguins de l’île.

    Conclusion

    J’espère que cet article vous aura donner envie de faire du bénévolat dans un centre de secours et que j’ai répondu à vos interrogations. Si vous avez des questions n’hésitez pas 🙂