Kia Ora les explorateurs. Dans cet article je vous parle de Tiritiri Matangi, de la chance improbable d’y avoir fais une semaine de volontariat pour le DoC ainsi des conseils indispensables si vous souhaitez visiter. C’est une île qui regorge d’espèces d’oiseaux très rares comme le kiwi ou de reptiles datant des dinosaures. Un émerveillement pour les yeux et les oreilles. Très prisée, je vous raconte tout ce qu’il faut savoir pour profitez au maximum du voyage !

Tiritiri Matangi Island

Parlons un peu de l’île et de ce qu’on y trouve. Tiritiri c’est une île sanctuaire avec des plages paradisiaques et un bush fourmillant de vie. Des paysages à couper le souffle et des animaux partout. C’est un sanctuaire ouvert au public, située dans le golf Hauraki à seulement 1h30 de bateau d’Auckland.

Hobbs beach, juste à côté de la jetée où arrive le ferry


L’île est un lieu sans prédateurs, où de nombreux programmes de reforestation et de réintroduction d’espèces ont eu lieu. Il y a quelques dizaines d’années c’était vide. J’y ai vu énormément d’espèces que je ne connaissais pas ou que je n’avais jamais vu encore, et pourtant je viens de Waiheke qui est un endroit très privilégiée pour les oiseaux natifs. Autant dire que si vous n’avez passer votre temps que sur le mainland jusqu’à maintenant, vous allez prendre une claque.

Nz Robin, probablement le premier oiseaux qui viendra vous saluer à votre arrivée sur l’île


Au programme, les oiseaux que j’ai pu observer :
Espèces rares : little spotted kiwi, Takahe, Kōkako, Hihi, Tieke, Pateke, Kākāriki, Blue pinguin…
Espèces plus courantes mais que je n’avais jamais observé : Rifleman, Ruru, NZ Robin, Bellbird, White head, Brown Quail …
Espèces plus communes mais que vous ne verrez pas en ville : Kereru, Silver-eye, kingfisher, Tūī, grey warbler, fantail, Eastern Rosella, pukeko…
Oiseaux marins : white fronted tern, little shag, pied shag …

Il y a aussi pas mal d’espèces d’oiseaux introduits que je ne cite pas et des espèces que je n’ai pas eu la chance d’apercevoir comme le fern bird ou le Puweto.

J’ai aussi pu voir des insectes, comme le gigantesque Weta, ou des reptiles, dont le sphénodon ce fameux fossile vivant, ou encore un gecko duvaucel.

Je suis sur que j’en oubli mais vous aurez compris, il y a de quoi faire un vrai petit safari. Un bonheur si vous aimez observer les oiseaux qui sont, pour couronner le tout, peu peureux puisqu’ils n’ont pas de prédateurs sur l’île.

Faire du volontariat : Maintenance DOC Ranger

Pour faire du volontariat sur Tiritiri Matangi il vous faut vous inscrire sur le site du Department of Conservation. Attention c’est très prisé, il peut y avoir des mois de listes d’attente. J’ai appris à mes dépends qu’il n’y a aucune chance d’y faire du volontariat en débarquant à l’improviste comme je l’avais fais jusque là.

J’ai donc décidé de m’y rendre en tant que visiteur, par chance une place dans la bunkhouse était libre en fin de semaine. J’y ai rencontré les ranger, parlant un peu de mon volontariat et les questionnant sur ce qu’étaient leurs missions sur l’île. Les différentes missions d’un ranger sur Tiritiri Matangi sont surtout axées autour de la maintenance de l’île, l’accueil des voyageurs, le nettoyage des commodités etc … Ils s’occupent aussi des Takahe et des Hihi (en hiver seulement). Tous les autres travaux de conservation et de gestion de la biodiversité sont fait par des associations ou des groupes de recherches qui travaillent sur certaines espèces présentes sur l’île.

La Bunkhouse, où séjournent volontaires, chercheurs et touristes



J’ai passé deux jours sur l’île, j’en ai pris plein les yeux. Je me demandais déjà quand revenir visiter quand l’improbable s’est produit. Juste avant de prendre le ferry du retour, ils sont venu me voir pour m’annoncer qu’il y avait un désistement chez les volontaires ! Ils m’ont demandé si je voulais revenir deux jours après pour venir toute une semaine ! J’étais fou d’excitation. Ils prennent en charge le trajet et l’hébergement donc juste le temps de revenir sur terre faire mes courses et c’était parti.

Mes différentes missions sur l’île furent :

  • Nettoyer et remplir les abreuvoirs pour les oiseaux (tous les jours)
  • Nettoyer le centre d’accueil des visiteurs (1 fois par semaine)
  • Ramasser le bois des plages pour éviter que les gens fassent des feux (3 fois)
  • Nettoyer les rigoles pour drainer l’évacuation de l’eau de pluie (3 fois)
  • Assister le nourrissage des takahe (1 fois)
  • Assister le nourrissage des Hihi (1 fois)


   Les missions ne sont pas les plus intéressantes que j’ai eu à faire. Apparemment vous pourrez aussi y faire de la peinture et du bricolage. Comme prévu c’est surtout de la maintenance. Cependant l’expérience était géniale et j’y retournerai si je peux. Pourquoi ?

Parce que l’île est effectivement magique. On fini la journée quand les visiteurs partent vers 15h30, laissant plein de temps pour savourer l’île, et ce, quasiment seul ! Les oiseaux sont partout, encore plus présent quand l’île se vide des touristes. Le chant de l’île est superbe avec des dizaines d’espèces qui cohabitent et sans aucun bruit d’activité humaine aux alentours.


Et puis, les gens qui travaillent là bas sont géniaux. Des profils très différents qui se dédient tous à la protection de l’île et de ses habitants. Pour vous dire, j’ai rencontré une vegan, sans déchet, qui s’occupe de nourrir et surveiller une espèce en voie d’extinction sur l’île. Oui difficile de faire plus inspirant. Les rangers sont géniales et t’amènent sauter du ponton pour aller te baigner. Les chercheurs et les volontaires dévouent tout leur temps à faire de se sanctuaire un endroit où la nature se sent bien et qui partagent tout leur savoir. Que ça soit les rangers, les chercheurs, ou les autres volontaires tous m’ont énormément apportés. L’île m’a manqué au moment même où j’ai posé le pied dans le ferry. 

Un Takahe et le phare de Tiritiri, lors d’un coucher de soleil.

Astuces si vous souhaitez visiter l’île.

Moi qui n’avait rien organisé et qui me suis pointé un lundi dans la marina j’avais l’air un peu bête. Il y a quelques petites subtilités et des petites astuces à savoir si vous souhaitez visiter l’île. Il y a beaucoup d’infos mais celà vaut vraiment le coup que vous lisiez. J’ai essayé de dégrossir tout ça pour vous :

  • Ferry depuis Auckland ou Whangaparaoa. Réservation obligatoire sur le site de Fullers
  • Parking gratuit et freecamp dans la marina à Whangaparaoa.
  • Environ 82$ l’aller-retour. Même prix depuis Auckland ou Whangaparaoa
  • Pas de trajets le lundi et le mardi.
  • Un seul aller-retour par jour. C’est donc facilement plein en été.
  • Début de la visite de l’île vers 11h, début d’embarquement pour le retour vers 15h30.
  • Vous pouvez rester une ou plusieurs nuits.
  • La nuit se passe dans une bunkhouse du DOC. Environ 30$ / nuit.
  • Camping interdit (environ 400$ le taxi boat pour vous ramener sur le mainland si vous ratez le ferry)
  • Très peu de places dans la bunkhouse, les lits sont parfois réserver des mois avant. Réservation impérative, surtout en été et si vous êtes plusieurs.
  • Si vous restez sur l’île il faut appeler Fullers pour qu’ils décalent votre retour.
  • Il faut prendre votre nourriture, votre eau et ramener vos déchets.
  • Vous pouvez réserver une marche guidée, environ 10$.
  • Sur l’île, à l’arrivée, on vous proposera deux marches guidées différentes. Kawarau track : plus longue et plus difficile mais vous y verrez plus de beaux paysages, elle commence par la plage pour ensuite s’enfoncer dans un vieux bushs aux très grands arbres. Wattle track, plus courte et facile, vous y verrez plus d’oiseaux car il y a des drinks stations sur le parcours.
  • L’après midi vous aurez le temps de faire l’autre parcours, non guidé.Vous avez le temps de faire toute la boucle sur une journée
  • Il y a une boutique sur l’île, la moitié de ce que vous y achetez part directement en dons pour les Supporters of Tiritiri Matangi. Ce sont majoritairement eux qui s’occupent de la conservation sur l’île. Ils font un boulot énorme. Seul vos dons ou vos achats les aident à continuer.

Oulà ça fait pas mal de chose à prendre en compte. Du coup, pour faire simple, je vous conseille vraiment de vous y prendre à l’avance, de prendre une marche guidée, acheter un petit souvenir et surtout de prendre au moins une nuit. Cela change complètement l’expérience. Vous faites bien plus que juste « reserver une autre journée ». Voici pourquoi :

  • Vous avez l’île pour vous quasiment seul entre 16h et 11h le lendemain.
  • Plus le reste de la journée normale de 11h à 15h avec les autres touristes.
  • Pour 30NZ$ vous allez donc rajouter 33 heures de visite (moins 2/3 heures pour dormir, pas besoin de plus voyons, il y a des Kiwis à aller découvrir)
  • Les oiseaux seront plus facilement observables. Moins de gens donc moins de dérangement, les oiseaux se cachent moins.
  • Les oiseaux sont plus actifs le matin et en fin d’après midi en général.
  • Vous pourrez assister au chant de l’aube. Tous les oiseaux qui se mettent à chanter au lever du soleil c’est magnifique, surtout quand il y a des bellbird et des kokako dans le coin. Vous n’entendrez pas ça sur le mainland.
  • Vous pourrez aller rencontrer les kiwis la nuit tombée ! J’en ai rencontré plusieurs et même passé une demie heure avec l’un d’entre eux à 2m de moi. C’est quasiment impossible de les rater. Peut être la meilleure chance de voir des kiwi sauvages en liberté en Nouvelle-Zélande.
  • La nuit vous pourrez aussi aller observer le Sphénodon. Ce reptile unique au monde. Personnellement c’était un de mes rêve d’enfant.
Le fameux sphénodon, un reptile unique, qui n’a quasiment pas évolué depuis l’ère des dinosaures.

Mon ultime conseil. Le combo ULTIME. C’est de réserver 3 nuits du dimanche au mercredi. Pourquoi ? Pas de touristes qui arrivent par ferry le lundi et le mardi. Résultat : une île sanctuaire rien que pour vous. Vous serez quasiment seul sur une île remplie d’oiseaux et de nature ! Vous pourrez explorer toute l’île et même revoir vos endroits préférés. Comment dire … le rêve.

En conclusion

Tiritiri Matangi c’était du bonheur à l’état pur. Le bonheur de marcher seul sur une île magnifique au petit matin ou au soleil couchant. Passer du temps avec une famille de Takahe. Entendre le chant des Kokakos et des Bellbirds qui se lèvent. Admirer les splendides couchers de soleil sur le golfe. Se baigner dans une eau turquoise. Se balader la nuit en compagnie des kiwis et des sphenodons, au chant des Ruru. Une semaine quasiment coupée du monde, en étant plongé dans une nature luxuriante. C’était juste … magique.

Ma première rencontre avec un Ruru, à l’aube de mon dernier jour sur l’île. M A G I Q U E

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